19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 19:03

Scène issue du papyrus d'Hounefer montrant la pesée du cœur

 

 

Il existe un Livre des Morts dans plusieurs civilisations, le Livre des morts des Anciens Égyptiens, le Livre des morts tibétain, le Livre des morts maya, etc. De manière générale, leur but est de guider l'âme du défunt lors de son voyage dans l'au-delà.

 

Livre des morts des Anciens Égyptiens
Le « livre des morts » est un recueil de formules magiques et d'incantations présent dans l'Égypte antique.

Placé près de la momie dans son cercueil, il permettait au défunt de pouvoir passer les épreuves qui mènent aux champs d'Ialou d'Osiris (pour pouvoir ressusciter dans l'au-delà). Il contient des formules pour se transformer, les noms des gardiens de la porte du jugement et la célèbre confession négative des méfaits qui n'ont pas été perpétrés, que le mort doit réciter pour rendre son cœur plus léger que Maât.

Écrits en hiératique sur du papyrus, ces textes se retrouvent à partir du Nouvel Empire (XVIIIe dynastie) jusqu'à l'époque gréco-romaine. On retrouve des passages du livre sur les murs des tombes avec d'autres livres comme le livre des portes ou bien l'Amdouat.

Le « livre des morts », bien que ce soit le nom le plus connu de ces ouvrages, n'est qu'une traduction très approximative de son titre. Sa traduction littérale est Sortir au jour.


Sortir au jour
Sortir au jour est le véritable nom du livre des morts des Anciens Égyptiens. Le « jour » en question n'est pas celui des vivants, mais tout principe lumineux s'opposant aux ténèbres, à l'oubli, à l'anéantissement et à la mort. Dans cette perspective, le voyage dans la barque du dieu soleil Rê vers le royaume d'Osiris (version nocturne du soleil diurne en cours de régénération) pouvait être considéré comme une fin en soi.

Il s'agit de rouleaux de papyrus, recouverts de formules funéraires, placés à proximité de la momie ou contre celle-ci, dans les bandelettes. Ces différents « livres » ne sont pas tous identiques, car le bénéficiaire choisissait les formules qui lui convenaient, probablement en fonction de ce qu'il pouvait s'offrir car ces manuscrits représentaient un investissement non négligeable. Certains peuvent donc être courts, alors que d'autres reproduisent l'ensemble, ou presque, du corpus.

C'est l'égyptologue allemand Karl Richard Lepsius qui, en 1842, appela Todtenbuch (Livre des Morts) (nom qui est ensuite resté), un papyrus conservé au musée égyptologique de Turin dont il a effectué une première traduction.

 

Origine
Le Livre des morts, pour l'appeler selon la tradition égyptologique, apparaît au Nouvel Empire, avec la XVIIIe dynastie ; mais il ne s'agit pas d'une création spontanée. En réalité, la plupart de ces formules trouvent leur origine dans les textes recouvrant les sarcophages du Moyen Empire, ces textes provenant eux-mêmes des formules gravées sur les parois des pyramides de l'Ancien Empire, à partir de la Ve dynastie. L'origine des traditions mythologiques sur lesquelles elles reposent se perd antérieurement.
Le livre des morts a été adapté en « Livre de la renaissance » à la Basse époque, mais il est resté populaire en tant que tel jusqu'à l'époque romaine.


Composition des textes
Le plus souvent, les rouleaux de papyrus sont couverts d'inscriptions en cursive hiéroglyphique à l'encre noire, l'encre rouge étant utilisée pour les titres, les passages les plus importants, ou pour écrire le nom de certains dieux. Au-dessus du texte, ou occupant toute la largeur du papyrus, des vignettes, souvent en couleur, montrent le défunt face aux êtres de l'au-delà. L'iconographie la plus célèbre représente le jugement du trépassé - ou pesée du cœur - dans le tribunal d'Osiris. Sur une balance à deux plateaux on compare le poids du cœur du défunt, représentant sa conscience, et celui de la plume de la déesse Maât, déesse de la vérité et de la justice. À proximité de la balance, un monstre hybride à tête de crocodile, à corps et pattes avant de lion et à l'arrière-train et pattes arrière d'hippopotame, la « Dévoreuse », attend le verdict...

Il ne faut pas chercher dans les textes une quelconque unité ; les traditions véhiculées par les formules sont très diverses et quelquefois contradictoires. À partir de la période saïte (XXVIe dynastie), les formules sont reproduites dans un ordre donné et la composition se fige, alors que jusque-là seul le choix du futur utilisateur dans l'au-delà primait. C'est d'ailleurs en utilisant un papyrus de cette période que Lepsius a numéroté les formules en 165 chapitres ; cette numérotation n'a pas de sens en soi puisque les papyri antérieurs ne respectent pas cet ordre, mais elle permet d'identifier immédiatement une formule. Il y a 192 chapitres uniques en leur genre connus, mais pas un seul papyrus ne contient tous les chapitres connus.

 

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commentaires

Thierry-alias-Jean-Philippe 20/08/2010 21:19



Bonjour mon ami ! Merci de ta visite et de ton message me prévenant pour l'article. Je viens de le lire. Je ne savais pas que les Mayas avaient aussi rédigé ce genre de livre pour accompagner les
morts dans l'au-delà. Toutes les civilisations importantes ont dû le faire... pour celles qui nous ont laissées des traces ! C'est dommage pour les autres. Pour mes images de la montagne, je
suis tout à fait d'accord avec toi. A la montagne, on a encore - je dis bien encore car j'ai peur que ça change à l'avenir - qu'il y ait encore peu de monde et c'est très agréable de faire des
randonnées dans le calme. Par contre, je ne suis pas du tout attiré par la plage, ça ne me dit rien de me retrouver entassé, dérangé par les cris dans tous les sens... Vive la montagne !! Passe
un bon week-end et à bientôt !



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  • astyan
  • Astyan le titan est le prince de la puissante cité de Posséïdonia du royaume de l'Atlantide. Vous trouvrerez ici, humour, et reve d'un monde imaginaire où les hommes quel qu'il soit, soit respecté à ça juste valeur.
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